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Rapport d'impact : Retour sur la première année de D4B avec Frédérick Marchand (CEO) et Jérôme Lucas (DG), cofondateurs de Digital4Better

A l’occasion de la publication du tout premier rapport d’impact de Digital4better en 2021, Clémence, notre chargée de communication, a fait un petit débrief avec Fred et Jérôme, deux des cofondateurs de la startup à impact, pour connaître leurs impressions. Satisfaits ? Quel a été l'impact de D4B au cours de la dernière année? Quels pourraient être les axes d'amélioration ? Pari gagné ?

Pour commencer, qu’est-ce qu'un rapport d’impact ?

[Jérôme] On pourrait dire assez basiquement un document qui permet de faire le bilan critique de son impact social, environnemental. On retrouve cela chez les entreprises à mission, nées de la loi Pacte, car cela leur permet de traduire en toute transparence, les résultats de leur actions en vue de remplir leur "raison d'être".

On s’était donné des objectifs, il y a 1 an, que l’on avait décliné avec des indicateurs clefs afin de mesurer l’atteinte de ces objectifs. Notre rapport d’impact résume l’évaluation de nos objectifs, ce que l’on a réussi, là où l’on aurait pu mieux faire, là où on a échoué.

Ce document se veut vulgarisé, agréable à lire et accessible à tous.

Pourquoi avoir décidé de partager ce rapport d'impact en toute transparence ?

[Fred] Nous avons créé Digital4better avec une vision d’une économie plus durable. La recherche d’impact est donc au cœur de notre modèle. Nous mesurons notre performance non pas sur des critères économiques, mais sur des critères environnementaux, sociaux ou encore de gouvernance.

L’aspect économique est important, car sans chiffre d’affaires et sans bénéfice, il n’y a pas de résilience du modèle. Mais dans le modèle Digital4better, les bénéfices ne sont qu’un moyen pour servir notre utilité sociale.

Nous croyons fort dans un modèle plus vertueux, nous sommes persuadés qu’une entreprise performante est une entreprise qui allie performance économique, sociale et environnementale.

Le rapport d’impact est un document concret, factuel. Au-delà du rapport, il s'agit d'une démarche d’amélioration continue. Il serait illusoire de croire que l’on va faire tout bien tout de suite ou encore que cela devienne un acquis.

Partage et transparence sont deux de nos quatre valeurs, publier notre rapport d’impact est donc important pour nous.

Pour un néophyte, comment définiriez-vous l’économie à impact ?

[Fred] Le terme « impact » est très large. C'est un terme qui a pris une toute autre importance car en effet, à l’origine il représente plutôt quelque chose de négatif. Aujourd’hui, cela représente toutes les entreprises qui ont un impact positif sur la société, pas uniquement les ONG ou les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Toute entreprise a-t-elle un impact ?

[Fred] En effet. Par définition, toute entreprise a un impact positif sur son territoire. Elle créée en effet de la valeur et des emplois. La notion d’entreprise à impacts va plus loin, ce sont des entreprises qui ont un impact positif sur l’environnement et sur le social, une recherche d’impacts qui tient une place importante dans leur modèle.

Dans l’économie sociale et solidaire, on regarde plusieurs leviers : l’impact sur l’environnement, sur le social, sur son territoire mais également une gouvernance démocratique et un partage de la valeur. Cela résume assez bien le scope.

Si l’on voulait donner une définition de l'économie à impact, cela pourrait être :

L’économie à impact rassemble l’ensemble des acteurs vertueux qui positionnent la recherche d’impacts positifs au cœur de leur modèle. Ces entreprises mesurent et partagent leur impact dans une démarche globale de transparence et d’amélioration continue. Elles questionnent l’ensemble de leurs externalités directes comme indirectes avec tout leur écosystème.

Une entreprise à impact doit-elle reprendre les termes de l’ESS ?

[Jérôme] Non, pas forcément. Mais il est clair que par définition une entreprise inscrite dans l’économie sociale et solidaire est une entreprise à impact, encore plus pour celle agréée ESUS.

Les entreprises ayant le statut d’entreprise à mission sont généralement dans cette direction, si tant est qu’elles rendent bien publics leurs comptes rendus de comité de mission.

Si la recherche d’impact est au cœur du modèle de l’entreprise, si cette dernière la mesure et la partage, alors oui c’est une entreprise à impact.

Quel est votre objectif en publiant ce rapport d’impact ?

[Fred] Notre objectif est double.

Tout d’abord c’est se mettre avec nos parties prenantes dans une démarche d’amélioration continue. La recherche d’impacts est au cœur de notre modèle et ce n’est pas ponctuel, c’est une action permanente. Une action que l’on ne peut pas mener seul. On l’a vu lors de notre rétrospective de rapport d’impacts avec notre écosystème, l’intelligence collective est clef.

Ensuite, nous avons la conviction que cette économie à impacts va prendre une importance vitale dans notre société. Cette économie ne va pas remplacer l’économie traditionnelle mais va faire avec. Nous souhaitons publier ce rapport publiquement pour donner l’envie à plein d’acteurs de procéder de même, en partageant notre expérience (échec comme réussite) pour ensemble progresser.

[Clémence] Comme tu l’as dit lors de la rétrospective : « On rêve d’avoir plein de concurrents. C’est à ce moment-là que l’on aura réussi». C'est ça ?

[Fred] Exactement !

[Clémence] Merci à tous les deux pour cet échange trop court mais riche d’enseignements !

Pour consulter le tout premier rapport d’impact Digital4better : https://digital4better.com/media/rapportimpact.pdf

Clémence, chargée de communication